Où en êtes-vous de votre estime (de soi) ?

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L’estime de soi (ou l’amour propre) consiste à se respecter soi-même tout en comprenant et en acceptant ses propres points forts et points faibles. Il est associé souvent à des sentiments de force intérieure et de confiance en soi. Il s’agirait de montrer également à l’extérieur ce qu’on est à l’intérieur sans peur ni faux semblants, d’ouvrir sa vulnérabilité à l’autre de manière appropriée.

Ce qui a inspiré cet article c’est un passage du livre le pouvoir de la vulnérabilité de Brené Brown (chercheuse enseignante). Brené Brown évoque cette difficulté à s’aimer soi-même.

« Je ne cessais d’entendre que s’aimer soi-même est indispensable pour aimer autrui et je détestais cette idée, il était tellement plus facile d’aimer ma famille que de m’exercer à aimer ce que je considère comme mes tares les plus profondes. »

Pour en échanger régulièrement avec mes pairs, je constate cette difficulté à accepter nos points faibles, nos vulnérabilités. Il en faut effectivement du courage pour regarder son Amour Propre dans les yeux.

En tant que Coach, je n’aide pas à la guérison d’une blessure, je ne donne pas non plus de conseils pour gagner des points d’Amour Propre, et d’ailleurs s’il y avait une potion magique cela se saurait ! Je pourrais vous dire : aimes toi et tu aimeras l’autre qui t’aimera à son tour, Va mon bisounours. J’ai essayé, ça n’a pas marché sur moi !

Mon rôle en tant que Coach est d’accompagner l’autre à faire un pas de coté à regarder la situation de manière différente.

Voici le pas de côté que je propose

Brené Brown poursuit : « Cependant après avoir pratiqué l’amour de moi cette dernière année, je peux dire que cela à incommensurablement approfondi ma relation avec eux (ma famille). Cela m’a donné le courage d’être vulnérable et de me montrer telle que je suis «.

 

Et si effectivement l’estimùe de soit était indispensable pour créer des relations approfondies ? Il s’agirait d’admettre que Sans estime de soi (ou avec une estime faible) on ne peut pas donner, on ne peut pas recevoir, on ne peut pas sortir d’une logique de compétition, d’auto-évaluation (je suis meilleur(e) que toi, tu es meilleur(e) que moi) pour aller vers une logique de cocréation. L’estime de soi au-delà de se respecter soi-même nous permet d’adopter une position équilibrée avec l’autre une position + / + ( selon  le modèle position de vie d’Éric Berne)

Bien sûr, l’estime de soi n’est le seul ingrédient pour atteindre ces interactions de qualité, d’autres compétences sont indispensables comme l’empathie, la conscience, l’expression et l’indépendance émotionnelle par exemple MAIS l’estime de soi est la première clé pour instaurer une relation équilibrée, authentique, constructive, cocréatrice.

LES 3 PILIERS DE L’ESTIME DE SOI

Concrètement, l’estime de soi est l’addition de 3 composantes : la confiance en soi, amour de soi inconditionnel et l’image de soi. Et Bonne nouvelle ! il est possible de renforcer notre Amour Propre en travaillant sur chacune des 3 dimensions !

La confiance en soi : c’est la capacité à agir. Il s’agit d’avoir confiance en ses compétences déjà acquises et en ses futures compétences. La confiance en soi se renforce en expérimentant de nouvelles choses, en osant, en acceptant d’échouer. La confiance est reliée au corps, au mouvement.

L’amour de soi inconditionnel est la capacité à s’aimer. Il ne dépend pas des performances ni de l’aspect extérieur ni des réussites sociales. Il s’agit de s’aimer comme on est avec ses qualités et défauts. On sait qu’on est perfectible mais on ne le renie pas. Cet amour de soi inclut sa capacité qu’on est qu’on est aimable aux yeux des autres, qu’on est digne d’être aimé (*).  L’amour de soi est relié au cœur.

L’image de soi est la capacité à se fixer des objectifs et à les atteindre. L’image de soi est également reliée à l’ambition. Cela concerne à la fois l’image qu’on a de soi et l’image que l’on souhaite renvoyer aux autres, l’image que l’on imagine que les autres perçoivent de nous. Et évidemment, il peut y avoir des décalages de perception. L’image de soi est relié à la tête.

(*) Corinne Martin, l’intelligence des émotions

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